La lune dans les cheveux: Haïkus

88 textes de 88 auteurs contemporains et classiques
Couverture et illustrations de Marc Hanniet
Editions Liroli, juin 2010.

88 femmes de pays et époques différentes vous offrent leur vision du corps de la femme en haïkus. Court poème né de l’observation, le haïku intrigue et touche le lecteur, lui ouvrant un large champ d’interprétations et de réflexions.

*

Dimanche 20 juin a eu lieu à Paris la rencontre des auteurs qui ont pris part à la réalisation de l’anthologie La lune dans les cheveux. J’ai eu l’honneur et le plaisir de participer avec un haïku dans cette anthologie et de pouvoir donner cours à l’invitation d’Isabel Asunsolo et de l’équipe des Éditions L’iroli pour assister à l’inauguration à Paris.

Quand je suis arrivée, l’équipe était déjà sur place attendant les invités, plutôt les invitées, car les 88 textes de l’anthologie appartiennent à des femmes. J’ai immédiatement reconnu Isabel qui m’a reçue avec enthousiasme.

Peu à peu, d’autres invitées ont fait leur apparition et c’est ainsi que j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec des personnes que je ne connaissais que de nom, et avec lesquelles j’avais collaboré sur haikudevent. L’atmosphère s’est animée grâce aussi au cocktail offert pour fêter la parution officielle du livre. J’ai pris un exemplaire et je l’ai regardé.

La lune dans les cheveux est le quatrième livre collectif de haïkus des Éditions L’iroli. Cette anthologie illustrée paraît sous les auspices de la pleine lune de juin, inaugurée lors du 28ème Marché de la Poésie, très officiellement le dimanche 20 juin 2010 à midi.

Le livre est bilingue français-espagnol, tous les haïkus ont été traduits en espagnol par l’éditrice, Isabel Asúnsolo.
La préface également écrite par Isabel Asunsolo présente les raisons qui ont conduit à la réalisation de cette anthologie : la femme vue par 88 auteures d’âge, de culture, de sensibilité et de pays différents. Ces 88 femmes offrent leur propre vision sur les cheveux, le corps, l’odeur ou les vêtements féminins. Par ce court poème qu’est le haïku, les 88 auteures s’ingénient à surprendre ce qu’il y a de particulier, d’essentiel chez la femme.

Sans jamais finir d’explorer le corps, les haïkus semblent se répondre dans cette belle unité féminine, où – surprise !- se fait également entendre la voix d’un homme.

sa chevelure rousse
ses taches de rousseur
le reste mystère

cabello pellirojo
y tantísimas pecas
lo demás, misterio

Virginia Popescu

*

LE HAÏKU ET VOUS
Ce que ces auteurs pensent du Haïku,
ce qu’il représente pour elles… et lui.

André Cayrel : J’ai toujours essayé de comprendre comment si peu de choses pouvaient provoquer autant d’impressions et de sentiments…

Anick Baulard : Que puis-je dire du haïku ? A peine l’ai-je entrevu qu’il a déjà filé ! Aussi fascinant qu’insaisissable, il échappe à la plupart de mes tentatives pour le retenir dans le filet de mes mots. De la pêche au haïku, je reviens si souvent… bredouille !

Brigitte Briatte : Mes marches dans la nature, carnet et crayon dans la poche, mon attention portée à la photographie, haïkus écrits le soir, dans mon lit: je cueille l’instant dans une sensibilité d’ouverture au monde, je garde l’étincelle d’une circonstance, en même temps que j’imagine. Ces rendez-vous deviennent de plus en plus fréquents, liés ou non à mes expériences personnelles. Et lorsque je glisse des haïkus dans mes haïbuns, ce travail de composition me réjouit.

Carmen Leblanc : Le haïku, pour moi, c’est ce merveilleux défi de suggérer en juste trois petites lignes cet instant tout simple du quotidien qui me fait encore vibrer et tenter à ma façon, de le rendre inoubliable.

Carol Raisfeld : Haiku has made a difference in how I see my days and how I write about them. The brevity of the form attracts me and is aesthetically pleasing. I feel haiku is a tiny miracle that preserves and shares a poet’s moment and deepens my connection to the world around me.

Carole Melançon : De mémoire, dans un environnement visuel, j’ai toujours remarqué les détails. Longtemps après la photo, la découverte du haïku a été un vrai bonheur. Le haïku m’offre une autre façon de traduire ce que je vois mais aussi une façon nouvelle de rendre des instants de vie, dans une concision qui s’accorde bien au souffle court que j’ai en écriture.

Catherine Rigutto : Dans l’observation du quotidien, je recherche le geste juste, le mot approprié qui prolongent l’émotion, pour se souvenir de la brièveté d’un instant de vie. Ainsi mes petites poésies sont comme un diaporama de moments d’humanité.

Chantal Couliou : Le haïku est pour moi un bol de légèreté, un zeste de fraîcheur, une pincée d’impertinence, une multitude de clins d’oeil, une grande rasade d’émotions saisies sur le vif, resserrées en trois mesures.

Chantal Lucas :
Je me pose un instant
Juste le temps d’un haïku
Respiration !

Choupie Moysan : Les mots coulent en un débit plus ou moins régulier, mais souvent il faut que j’y mette barrage. Pour mieux canaliser ce flot, que je crains de voir tarir, je pose ces trois lignes qui capte l’essentiel de ce que je crois être un haïku, mais pour autant emmènent-elles le lecteur ?

Christine Caillou : Le haïku : un compagnon de route!
J’ai découvert le haïku, il y a 17 ans. Depuis, cette forme d’écriture m’accompagne au jour le jour. J’aime sa profondeur dans la simplicité. J’aime sa spontanéité. J’aime les émotions qu’il fait vivre en moi lorsque je l’écris et lorsque je le lis. Tout en suggérant, il dit la profondeur des choses. Il s’est imposé à moi comme une évidence. Je me sens en vie lorsque j’écris des haïkus, je me sens à ma place, en équilibre, quelque chose existe là présentement, quelque chose de juste. J’aspire à la simplicité d’être et le haïku est un chemin juste pour moi.

Claire Gardien : Le haïku m’est une subtilité de l’esprit qui jaillit suite à la vision d’une scène quelconque ou d’une réflexion dans un „moment-instant”. J’expose donc, une part de vécu auquel j’associe une révélation tout en finesse… Et, ce „Je” symbolise mon implication dans l’écriture du haïku…

Claire-Lise Coux : Je parle souvent du pouvoir qu’exercent sur moi les mots. Le haïku me confirme leur emprise puisqu’il peut, en quelques mots, saisir mon émotion. Mais pour cela il doit être capable de me surprendre. Le haïku qui me séduit est celui que je n’aurais pas eu l’idée d’écrire.

Clara Delhaye : Le haïku, une photo faite de mots.
Je lis un livre de haïkus comme je regarde un livre de photos. Le haïku m’a séduite par sa concision, sa brièveté et sa fulgurance.

Claude Guillon-Labetoulle : Capricieux le haïku me vient comme un éclair de bonheur et de plénitude ou me fait ahaner pendant des heures. Perle d’émotion, de sensation qui éclot sur la banalité du quotidien soudain magnifié, histoire à dire ou à rêver. Pour moi c’est l’incarnation de la VIE…

Danièle Duteil : Le haïku pour moi ? C’est comme l’amour : une rencontre, pour le meilleur et pour le pire.

Denise Malod : Ma soif de haïkus prend sa source dans une recherche de sagesse proverbiale et cosmique. Je l’effeuille en cinq, sept pétales au gré du vent.
Une synthèse qui relie ma chair aux vibrations d’ici et maintenant.

Diane Descôteaux : Écrire un haïku, c’est être attentif à tout ce qui nous entoure, c’est saisir l’instant à la manière de Lamartine: „…ô temps! suspends ton vol et vous, heures propices! suspendez votre cours…”, c’est être le témoin et l’acteur principal de notre vie et c’est mettre ces petits bouts de quotidien en mots afin de les partager avec autrui…

Dominique Champollion : J’ai rencontré le haïku il y a six ans en pratiquant un atelier d’écriture. Puis j’ai rejoint l’AFH pour partager ce plaisir. Je participe régulièrement à Gong et j’ai collaboré, en tant qu’auteure et jury à Regards de femmes. Voilà, c’est tout !… ah si, encore : j’affiche chaque printemps des haïkus sur mon portail !

France Cayouette : Le haïku m’invite au silence, me permet de me soustraire à moi-même et de laisser parler le monde qui s’offre en parcelles vibrantes. Le haïku intensifie ma présence sur cette terre, m’aide à résister à la rapidité dévorante de notre temps.

Francine Minguez : Un goût de haïku comme de confiture aux groseilles. J’écris à la main. Un petit bout d’éternité coule à l’instant comme une fontaine pour rafraîchir les yeux. Bruit de cailloux. Tempête aussi, parfois. Près de la table dehors au matin, en trois temps trois mouvements, je déguste le pain chaud. Est-ce qu’il parle ?

Françoise Danel : Le bonheur est fugitif, le haïku est fugueur, l’écriture est funambule. J’ai aimé, j’aime, j’aimerai.
Instantané de plaisir…

Ghislaine Bricout : J’aime ce petit exercice qui me donne tant de joie si il me convient et aussi tant de doutes dans sa construction et dans son esprit.

Gisèle Guertin : J’aime le haïku. Concis par sa forme, il est complet par son sens. Il a des racines qui plongent au plus profond de mon âme. Je le pratique en mangeant, en dormant, en travaillant. Il est au plus près de moi. Je m’efforce de lui ressembler, de retirer le masque qui l’effraie. Là et là seulement, il se livre, le haïku…

Hélène Boissé : « Tout ce qui est simple, tout ce qui est fort en nous, tout ce qui est durable même, est le don d’un instant », écrivait Bachelard. Il me semble n’avoir rien à rajouter. Je vis d’instant en instant. J’essaie de cueillir celui-ci et celui-là qui sont vivants, à même les petites morts quotidiennes qu’ils contiennent. C’est l’éternité qui veut ça! Puis j’ai songé au corps, qui est la thématique de cette anthologie. Et – ce haïku m’est venu : déjà deux étés que j’essayais de l’écrire !
près de sa dépouille / déployant ses nouvelles ailes / la libellule

Hélène Duc : Née le 15 mai 1982, j’étudie la littérature moderne à la Sorbonne de Paris, j’aime à éterniser l’éphémère en écrivant haïkus et senryûs mais aussi des nouvelles et des poèmes.

Hélène Bouchard :
petits fruits nordiques
entre rivages et forêts
je cueille des haïkus

Huguette Ducharme : Le haïku, un fidèle compagnon de route. Grâce à lui, je peux mettre en mots mon regard sur le monde, partager mes découvertes et mes émotions. Et depuis peu, écrire en interaction avec d’autres poètes, rensaku et tan-renga.

Huguette Payet : Je connaissais ce genre poétique et l’appréciais depuis longtemps, car la poésie sous toutes ses formes m’a toujours passionnée. Disons que ce que j’aime dans le haïku, c’est à la fois le fait qu’il soit court, mais aussi concis, de sorte que l’émotion qu’il suscite est instantanée. Faire simple tout en ne dévoilant pas tout, faire naître un possible en filigrane: un jeu de l’esprit qui me semblait inabordable jusqu’ici. Notre invitée au Salon du Livre de la jeunesse et de la B.D qui a eu lieu du 9 au 13 Décembre 2009, à la Réunion, a fait le reste. Elle parle en haïkus… et nous a communiqué, à mon mari, à moi et à nos amis son engouement pour ce petit poème magique… et je m’y suis mise. Merci isabel.

Imina Nial : Écrire des haïkus c’est se détacher de soi, s’oublier un peu pour aller à la rencontre de l’autre. C’est être le témoin de l‘évanescence d‘un instant et dire sa beauté et son mystère de la façon la plus sobre possible. Cela demande de la rigueur, de la patiente et beaucoup d‘humilité.

isabel Asúnsolo :
recréation
récréation
le haïku

Isabelle Hémery : 1 2 3 haïku ! un instant soleil ou pluie qui prend son temps, m’illumine ou me taraude, et vient s’immobiliser sur ma page.

Janick Belleau : C’est une histoire d’amour entre H. et moi… depuis 1997… depuis ce jour où j’ai entendu son nom, une première fois.
Je me suis m’informée à son sujet en allant sur la Toile universelle.
L’apprivoisement fut lent mais la relation dure toujours, de plus en plus intime.

Jessica Tremblay : Je m’intéresse à la promotion du haïku par des moyens non traditionnels tels que la bande dessinée Vieil Etang (http://vieiletang.site.voila.fr) et le blogue http://tess-in-the-west.xanga.com où j’affiche des haïga, haïkus, et créations en origami.

Joëlle Brethes : Le Haïku est venu à moi sans crier gare avec ses trois mini vers porteurs d’un univers parfois hermétique, à créer puis recréer selon l’humeur du moment… En lire fut une expérience déroutante puis exaltante ; en écrire fut d’abord une gageure avant que mon oeil et mon esprit se mettent au diapason avec ma plume…

Josette Pellet :
le haïku
un chasseur-cueilleur d’instants
qui les garde vivants

Khun San : De retour d’Asie, d’ailleurs parfois intranquilles, je m’expose à l’écriture du fragment, de l’instant, qu’il se passe quelque chose ou pas, et du miroir je guette l’anamorphose.

Liette Janelle, Boucherville, Canada : “Le haïku pour moi est tout court et si puissant à faire passer un message en toute simplicité dans plusieurs langues.

Line Michaud :
cahiers de dessin
que je remplis d’aquarelle
et de haïkus

Lise Robert :
le haïku m’appris
à poser un regard là — où autrefois
je ne savais pas comment regarder

Je m’appelle Lucia Supova et je suis une cueilleuse des haïkus. Si j’ai de la chance, je me trouve au bon endroit au bon moment et je mets le moment haïku en mots, comme si le haïku venait je ne sais d’où, comme s’il m’attendait.

Luce Pelletier : La poésie à la japonaise propose des cadres qui s’avèrent une source sans fin d’inspiration, de découvertes et de création. Je pratique le haïku depuis quelques années, de même que le haïbun, le rensaku, le senryû et le renga. En 2009, j’ai imaginé le rengoum, hybride du renga et du pantoum.

Lydia Padellec, Yvelines : Voir l’immensité dans le petit, écouter le silence dans le mouvement, sentir et goûter l’éphémère dans la durée de l’instant, toucher un grain de sable pour saisir la mer… Le haïku nous oblige à porter un regard plus attentif sur notre environnement et sur nous-même, à nous replacer, en tant qu’être humain face à la nature, humblement.

Marie-Aline Guillaume :
je m’assoupis
à l’ombre d’un haïku
ô fraîcheur des mots !

Marie-Florence Ehret :
Je tiens l’esprit du haïku pour essentiel.
L’atome est un système solaire. L’infiniment grand et l’infiniment petit sont à l’image l’un de l’autre.
Rien de plus signifiant que l’insignifiant.

Martine Brugière : Le haïku ne m’a pas „parlé” lors d’une première rencontre, il y a vingt ans. Deux ans plus tard, feuilletant „Portrait d’un moineau à une patte” de Hosaï, j’eus une révélation ! Depuis, ce moineau devenu familier sautille près de moi.

Martine Gonfalone-Modigliani : Toujours attirée par la poésie, j’ai d’abord composé en imitant mes maîtres classiques puis m’en suis écartée pour aller vers des formes de plus en plus courtes. J’ai découvert les haïkus en lisant Buson et Bashô et m’y suis essayée. J’aimais tant cela que je finissais par penser en haïkus ! Cette forme me convient parfaitement; je n’aime pas „délayer” et c’est ma façon de photographier l’instant.

Martine Hautot : Le haïku dans ma vie ? Pas un passe-temps parmi d’autres, une manière rigolote de compter sur ses doigts, ou le dernier article à la mode de Paris, mais plutôt une façon de vivre le moment présent autrement, avec plus d’attention et moins de hâte, les sens et le cœur en éveil. C’est regarder, sentir, écouter et, dans le même mouvement, admirer, s’étonner, sourire et puis noter cela simplement, sans vouloir faire joli, le temps d’une respiration, garder l’essentiel, le noyau, le polir comme un galet, avant d’offrir cette pépite du quotidien au regard des autres.

Martine Morillon-Carreau : Le haïku ? Mon obstiné compagnon de route ! En voyage lointain, comme dans les déplacements ordinaires, les choses vues qui s’emparent de moi ne me lâchent pas avant leur métamorphose en haïku, en concurrence aussi d’ailleurs avec des poèmes plus longs. http://m.morillon.carreau.free.fr

Maryse Chaday : Je suis entrée dans le haïku par le biais d’une dédicace sur une oeuvre textile*. Le haïku s’impose à moi, aux moments les plus inattendus parfois, et j’apprécie particulièrement ce moment où le „phrasé” s’installe… ce qui fait que je n’aime pas trop le retravailler ! Il m’a fait prendre conscience de ma grande sensibilité à tout ce qui m’entoure et m’apporte la joie de pouvoir l’exprimer, ce que je ne faisais pas auparavant.
* lointaine est la forêt
où se promène mon amie

Micheline Beaudry : Le haïku… ai-je ouvert une fenêtre? ai-je marché le chemin de toutes les saisons? depuis l’an 2000, mon esprit se nourrit d’images, de mots, de sensations… ma vie s’épanouit de rencontres, de découvertes, d’étonnements qui fait de mes journées une grande fête de fin de vie…

Monika Thoma-Petit : Originaire d’Allemagne, je vis maintenant à Montréal depuis plus de trente ans. Depuis que j’ai découvert ce poème bref d’inspiration japonaise qu’on appelle le haïku, il a changé ma façon de voir le monde.

Monique Coudert :
J’aime les feuilles quand elles sont rouges comme des pommes.
J’aime les étoiles de mer végétales perdues sur le trottoir.
Je ne sais pas bien dessiner, sauf avec des mots, c’est ça le haïku.

Monique Mérabet : Le haïku pour moi? Un regard essentiel sur les êtres et les choses qui m’entourent, sur mon corps aussi qui prend ainsi toute la place qu’il mérite. Ecrire des haïkus me permet d’exister en „plein”, de profiter de la grâce des instants qui me sont donnés.

Naia : For me, haiku is an intuitive expression of all the little ways of being that too often pass our notice. When I began writing haiku I also began perceiving the world differently, more intuitively within each moment.

Nicole Meignen : Voici donc en trois lignes ce qu’est le haïku pour moi :
– une compagnie lucide face aux menus faits de la vie, qui rejoignent de grandes questions !
– une poésie „à demi-mots”, bien choisis pour leur sobriété et leur justesse, parfois tranchante, qui nous laisse pantois (quand le haïku est réussi).
– une écriture au scalpel en somme.
– une poésie où l’auteur sait s’effacer derrière l’impression qu’il livre, légèrement inachevée, au lecteur.

Nathalie Héritier : Un haïku m’a surprise alors que je volais une image.
Tout en cueillant des mots le long du chemin, je l’ai suivi en silence.
L’histoire d’une promenade sans fin…

Pascaline Cortopassi :
j’avance
à pas mesurés
je vais à l’essentiel

Patricia Grange : Le haïku est une photographie du moment, un tercet qui se fait révélateur. Il boit, dans ce qui paraît insignifiant, à la source de l’universalité. En lire, c’est allumer l’encens de la méditation. En écrire, c’est se dissoudre dans le parfum de cette prière qui se consume.

Rahmatou Sangotte : Ayant découvert le Haïku dans une bande dessinée, lorsque j’étais au collège, je ne m’y suis vraiment plongée que plusieurs années après, pour répondre à l’appel à textes de L’iroli sur le thème de l’enfance. Une fois immergée, le Haïku est devenu pour moi un mode de pensée, presque un mode de vie, m’accompagnant tout au long de mon quotidien, modifiant ma vision du monde en général et des petits riens de l’existence.

Suzanne Lamarre :
le haïku
je partage tout avec lui
et j’en suis comblée

Valérie Rivoallon : J’écris des haïkus pour sceller dans ma mémoire ces secondes d’émoi quotidiennes alors décuplées. Les partager c’est inviter l’autre dans l’intimité du regard, de l’émotion, du sourire. Etre présente à la vie à chaque instant …alors la solitude est ailleurs…

Véronique Dutreix : Parce qu’une éditrice a vu dans ma poésie quelque chose proche du haïku ! Je suis devenue membre de L AFH, L’Association pour la Promotion du Haïku et Haikouest. Mes haïkus sont parus dans les revues de ces associations tels que GONG , PLOC,livrets collectifs aux éditions des petits riens, Canada Rewiew ainsi que dans le „Bol Vide d’Anna et Daniel Py. Jour après jour j’approche le Haïku.

Véronique Suzanne : Aventurière au royaume de l’écriture,
Ma main itinérante capte les idées qui jaillissent de nombreuses sources d’inspiration. Abreuvée d’observations et de sensations,
Mes mots se déversent en torrent de slams, en rivière de récits ou en fines gouttelettes de haïkus.

Virginia Popescu : Le haïku me procure la sensation de saisir ce qui reste insaisissable, profond et essentiel dans la Nature. Le haïku représente la sincérité, l’intensité de ce sentiment de „vécu immédiat”, tout en le rendant avec sobriété. Cette intimité avec la Nature, cette fine perception m’apprend à être à l’écoute du silence tout en surprenant les transitions de l’instant.
Dans mon blog «Phoenix» , je m’essaie à écrire des haïkus sur quelques œuvres d’art, en majorité des toiles impressionnistes.

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