Antologie româno-franceză de haiku : Apus de soare / Coucher de soleil

Antologie româno-franceză de haiku
Anthologie franco-roumaine de haiku
Editura Societăţii Scriitorilor Români
Bucureşti, 2010

La Editura Societăţii Scriitorilor Români din Bucureşti, a apărut în aceste zile Antologia de haiku intitulată „Apus de soare…/ Coucher de soleil…” Antologator este Valentin Nicoliţov, preşedintele Societăţii Române de Haiku din Bucureşti din 2009, redactorul şef al revistei HAIKU.

Titlul acestei antologii, „Apus de soare”, şi-a găsit ecoul în poemul haiku de aici:
Apus de soare –
la plecare umbra ta
ar mai rămâne

Antologatorul le mulţumeşte tuturor celor care au contribuit benevol la realizarea acestei cărţi :
– autorilor (români şi francezi) ;
– traducătorior şi în mod special doamnelor Virginia Popescu (România) şi Nicole Pottier (Franţa).
Coperta este realizată de Florin Maximiuc.

Cartea are un Motto:
„Poemul meu nu este poem. Când veţi înţelege că poemul meu nu e un poem vom putea vorbi despre poezie.”
Ryokan (1758-1831)

Prefaţa cărţii este semnată de Valentin Nicoliţov :

Ca şi poemul într-un vers din România, poemul haiku este unul dintre cele mai mici poeme care există, o simplă frază cu şaptesprezece silabe suspendate într-un colţ de spaţiu şi timp.
Este un poem foarte scurt, un tristih format de obicei în 17 silabe (5/7/5). Conţine o referinţă la natură (kigo), la o realitate independentă de sentimentul uman, şi o cezură, după primul sau al doilea vers.
Poezia în general nu este un simplu joc al minţii. A citi şi a scrie haiku înseamnă a descoperi o altă concepţie despre poezie. Poemul haiku mai ales, sub calmul său aparent, reflectă drame sufleteşti reale. Poemul haiku solicită imaginaţia fiecărui cititor, invită la reflecţie realizând zone de interferenţă între diferite genuri de poezie. Precis, subtil,fără nici un artificiu literar, el evită procedeele obişnuite, cum ar fi rima şi metafora.
În martie 2010, Revista Haiku a sărbătorit 20 de ani de la prima sa apariţie. În jurul Societăţii Române de Haiku şi al Revistei Haiku se desfăşoară activităţi importante: concursuri anuale internaţionale de haiku ( în 2010 a avut loc a şaptea ediţie), expoziţii de foto-haiku, lansări de noi cărţi de haiku şi antologii, cenacluri. Cu ocazia celei de a 20-a aniversări a Revistei Haiku sunt editate «Antologia română de haiku – 20 de ani de haiku – Când greierii tac…» şi «Antologia româno-franceză de haiku – Apus de soare», bilingvă, cea din faţa dumneavoastră, două evenimente editoriale remarcabile pentru mişcarea română de haiku.
Datorită ediţiei bilingve, «Antologia româno-franceză de haiku» ne permite să observăm apropierea culturală dintre România şi Franţa şi, de asemenea, să constatăm faptul că poemul haiku a fost adoptat de culturile română şi franceză într-o manieră asemănătoare.
Pentru a realiza această antologie bilingvă au fost făcute apeluri haijinilor români şi francezi prin intermediul Revistei Haiku (în România), al Revistelor Gong şi Ploc! (în Franţa). Au răspuns 64 de autori care au trimis 384 poeme haiku.
Autorii sunt prezentaţi în ordine alfabetică. Sunt autori care scriu haiku de mai mulţi ani.
Cu ocazia lansării acestei Antologii româno-franceze de haiku permiteţi-mi să felicit pe toţi poeţii participanţi !”

Valentin Nicoliţov
Preşedinte al Societăţii Române de haiku

***

Aux Editions de la Société des Ecrivains Roumains de Bucarest est parue ces jours derniers l’Anthologie de haïkus intitulée „Apus de soare…/ Coucher de soleil…”. Le coordonateur est Valentin Nicoliţov, président de la Société Roumaine de Haiku de Bucarest depuis 2009, rédacteur en chef de la revue HAIKU.

Le titre de cette anthologie, „Coucher de soleil”, trouva son écho dans le poème haiku que voici:
Coucher de soleil –
au départ ton ombre
voudrait encore rester

Le coordonnateur de l’anthologie remercie tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce livre :
– les auteurs roumains et français
– les traducteurs, et plus spécialement Mesdames Virginia Popescu (Roumanie) et Nicole Pottier (France).
La couverture est réalisée par Florin Maximiuc.

Motto du livre :
„Mon poème n’est pas un poème. Lorsque vous comprendrez que mon poème n’est pas un poème, nous pourrons parler de poésie.”
Ryokan (1758-1831)

L’avant-propos est rédigé par Valentin Nicoliţov :
Tout comme le monostiche provenant de Roumanie le haiku est un des plus petits poèmes qui existe, une simple phrase de dix-sept syllabes suspendue dans un coin d’espace et de temps.
C’est un petit poème très bref, un tercet habituellement disposé en 17 syllabes (5/7/5). Il contient une référence à la nature (kigo), à une réalité indépendante du sentiment humain et une césure, après le premier ou le deuxième vers.
Mais un haiku n’est facile ni à écrire ni à comprendre si les poètes et les lecteurs ne sont pas familiarisés avec cette forme de poésie. En Roumanie, comme en France, le haiku connaît différents modes d’écritures, depuis la forme fixe de 5-7-5 syllabes, jusqu’au haiku libre, moderne, où l’allusion à la saison n’est pas précisée et le nombre de syllabes est plus ou moins exact.
En francais on a appelé ce petit poème « tercet » et en roumain « tristih » à la place du terme de haiku. Les caractéristiques de l’esthétique japonaise (le wabi, le sabi, la beauté austère associée au sentiment de la solitude, le karumi en tant que beauté des choses quotidiennes etc.) sont adaptées à des sujets variés et nuancés, et au style personnel de chaque poète. Pour le poème haiku contemporain, l’essentiel n’est pas de conserver en totalité sa structure (17 syllabes préservées en trois lignes, avec kigo et kireji etc.), mais de conserver son pouvoir de suggestion et son esprit.
La poésie en général n’est pas un simple jeu d’esprit. Lire et écrire des haïkus, c’est découvrir une autre conception de la poésie. Le poème haiku en particulier, sous le calme apparent, reflète de véritables drames de l’âme. Le poème haiku sollicite l’imagination de chaque lecteur, invite à la réflexion, réalisant des zones d’interférence entre différents genres de poésies.
Précis, subtil, sans aucun artifice littéraire, il évite les procédés habituels de la poétique, telles la rime et la métaphore.
Loin du grand souffle lyrique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde rapide tendue entre le poète et le lecteur.
Un haiku n’est pas facile à écrire. Il existe des manuels pour écrire des haikus, mais il n’y en a aucun pour nous aider à chercher et à trouver l’inspiration poétique nécessaire.
D’autre part, les poèmes haiku sont des amis parfaits. Ils sont petits, ils sont discrets. Mais ce qui est plus grave, c’est que dans ce monde rapide où nous vivons, assourdis par les bruits, épuisés après une journée de travail, bousculés dans l’autobus et le métro, nous ne trouvons pas quelques moments pour écrire chaque jour ou lire un haiku, car nous ne lisons plus.
Par comparaison, dans la Grèce antique, il y a deux mille ans, on jouait des drames, des tragédies et des comédies, on écrivait de grandes oeuvres comme l’Illiade, l’Odyssée et l’Enéide, on écrivait des poèmes. Au X-ème siècle, à la cour impériale du Japon, existait un bureau de la poésie et chaque empereur commandait une anthologie impériale de poésie. A présent, sans oublier que la situation mondiale est grave, ce qui est très grave également, c’est qu’il y a dans le monde entier des millions de gens qui ne savent ni lire ni écrire, souffrants de la faim.
Dans ces graves circonstances le poème haiku devient un moyen d’expression nouveau, le mieux adapté à notre condition quotidienne fatigante et à notre temps fugitif. Le petit haiku peut se lire dans le train, dans l’avion, dans le métro, il est court, et nous pouvons reprendre encore et encore sa lecture pour en tirer de nouvelles suggestions et pour bien expliciter la pensée du poète qui l’a écrit.
Jamais une forme poétique n’a mobilisé autant de passionnés du monde entier comme le haiku. De nos jours il existe des millions de haijins et il y a une énorme production de haikus dans le monde entier.
La question de la modernité du haiku est très actuelle dans le contexte de la problématique de différents langages: c’est une question fondamentale pour les haijins contemporains. Quelles sont les tendances du haiku actuel dans le monde? Difficile de répondre, de les cataloguer, parce que la différence de styles entre les poètes de haiku est insignifiante. Nous ne tenons pas à innover à tout prix, encore moins à imiter les anciens. Chaque poète doit trouver sa propre voie.
Nous lisons des poèmes intéressants, qui sont plutôt de brèves poésies, des pastels, que de véritables haikus traditionnels ou modernes. Il y a une tendance à assimiler toute poésie brève en trois vers au haiku. Pour la plupart des lecteurs le haiku ne serait qu’un nouveau gadget littéraire.
Dorénavant, la question principale n’est pas de dénaturer l’esprit du haiku, mais de réintégrer cette forme dans l’esprit contemporain.
La modernisation du poème haiku est possible aujourd’hui, un haiku moderne, sans kigo et kireji. Il est également possible en même temps de trouver de véritables poèmes haiku, quand les haijins modernes respectent les règles principales du haiku, l’existence du pouvoir de suggestion et l’esprit du haiku (par exemple quand il existe une opposition entre éphémère et immuable, une réflexion sur le temps qui passe avec l’accent mis sur le caractère éphémère de la vie humaine, etc). Mais le miracle du haiku vient de sa concision, disant beaucoup en peu de mots. La liberté de forme et la liberté de fond s’allient pour obtenir une pure poésie de l’instant. Le haiku cultive l’intelligence et la sensibilité de chaque lecteur, c’est un vrai moment de liberté pour l’esprit et une émotion concentrée.
Après les estampes japonaises qui ont influencé la peinture roumaine, des traductions françaises -bien connues des poètes Roumains- ont fait connaître la poésie japonaise en Roumanie au XX-ème siècle. En 1935, le poète roumain Ion Pillat écrit Poèmes d’un vers, très proches du haïku en une seule ligne horizontale (monostiches). Le poète A. T. Stamatiad publie Paysages sentimentaux (1936), il traduit en roumain Chants des courtisanes nippones (1942) et Foulards de soie – Antologie japonaise (1943) et reçoit le prix de l’Académie Roumaine.
En 1970 apparaît La poésie japonaise, traduit en roumain par Ion Acsan. En 1974, apparaît Haïku – poésie nippone (un grand ouvrage en cinq tomes) traduit par Dan Constantinescu.
À Bucarest, en 1990, est fondée la revue Haiku puis, en 1991 la Société Roumaine de Haiku par le profeseur Florin Vasiliu. La revue Haiku est consacrée exclusivement à la poésie d’inspiration japonaise, haiku, senryu, tanka, renku, haiga, haibun, mais aussi aux monostiches roumains.
Dans les années suivantes d’autres sociétés et cénacles de haiku sont fondés dans nombreuses villes de Roumanie: Constanţa, Slobozia, Târgu-Mureş, Iaşi, Cluj-Napoca etc. A présent, en Roumanie près de 300 poètes travaillent au haiku. Les poètes Roumains de haiku ont du talent, il transfèrent leur vitalité, un certain lyrisme, une mélancolie spécifique dans le domaine de la poésie haiku. Qui plus est, ils figurent toujours parmi les lauréats dans les divers concours internationaux.
En mars 2010, la Revue Haiku a fêté l’anniversaire des 20 ans depuis sa première apparition. Autour de la Société Roumaine de Haiku et de la Revue Haiku se développent d’importantes activités : concours annuels internationaux de haiku (la septième édition en 2010), expositions de photo-haiku, lancement de nouveaux livres de haiku et anthologies. C’est à l’occasion du vingtième anniversaire de la Revue Haiku que sont éditées l’Anthologie roumaine de haiku et l’Anthologie franco-roumaine de haiku, ici présente, deux évènements éditoriaux remarquables pour le mouvement roumain de haiku.
Grâce à cette édition bilingue, l’Anthologie franco-roumaine de haiku permet d’observer le rapprochement culturel entre la Roumanie et la France et, aussi, d’observer comment le haiku a été adopté par les cultures roumaine et française d’une manière semblable.
Pour réaliser cette anthologie bilingue des appels ont été lancés aux haijins Roumains et Francais par l’intermédiaire de la Revue Haiku (en Roumanie), des revues Gong et Ploc! (en France). 64 auteurs ont répondu en envoyant 384 poèmes haiku.
La réalisation de ce livre a posé de multiples questions. La diffusion de l’oeuvre des poètes Roumains qui n’ont écrit que dans leur langue maternelle est presque imposible parmi les poètes de langue française, dans l’absence d’une bonne traduction. La traduction est très importante pour une bonne connaissance du mouvement haiku dans les deux pays et nous pensons que les traducteurs et traductrices de cette antologie ont fait un excellent travail. De même la critique littéraire qui est si importante pour promovoir le haiku est presque inexistante en Roumanie parce que les critiques littéraires Roumains sont absents dans le domaine de la poésie d’inspiration nippone.
Les auteurs sélectionnés dans l’Anthologie franco-roumaine sont classés par ordre alphabétique. Tous les auteurs, Roumains et Français, présents dans ce livre pratiquent le haiku depuis des années, ayant une bonne expérience et un style personnel.
Notre objectif est de présenter un grand nombre de poètes, car nous voulons témoigner dans cette anthologie bilingue, du fait que le haiku de bonne qualité est répandu en Roumanie et en France, et que cette forme de poésie brève connaît une évolution considérable dans les deux pays.
À l’occasion du lancement de l’Anthologie franco-roumaine de haiku, permettez-moi de féliciter tous les poètes participants.


Valentin Nicoliţov
Président de la Société Roumaine de Haiku


Sunt prezenţi, cu câte 6 haiku-uri, în limbile română şi franceză, următorii autori:
Les auteurs suivants sont présentés dans ce recueil, chacun avec 6 haïkus, en langue roumaine et française, :

Jean Louis d’Abrigeon, Maria Adam, David Alexandru, Jean Antonini, George Bădărău, Jules Cohn Botea, Brigitte Briatte, Valentin Busuioc, Marise Chaday, Marius Chelaru, Dominique Chipot, Michèle Chrétien, Şerban Codrin, Magdalena Dale, Iulian Dămăcuş, Clara Delhaye, Marie-Hélène Depauw, Diane Descôteaux, Dan Doman, Huguette Ducharme, Michel Duflo, Anastasia Dumitru, Danièle Duteil, Véronique Dutreix, Patrik Druart, Adina Enăchescu, Patrik Fetu, Damien Gabriels, Martin Gabriel, Simone Gabriel, Jean Gualbert, Lucien Guignabel, Nicolas Grenier, Florin Grigoriu, Vali Iancu, Letiţia Iubu, Alain Kervern, Utta Siegrid König, Sophie Leblanc-Chevalier, Djamal Mahmoud, Paul de Maricourt, Ioan Marinescu, Vasile Moldovan, Teodora Moţet, Ecaterina Neagoe, Valentin Nicoliţov, Dan Norea, Lydia Padellec, Anna Pakulska Tadjuideen, Radu Patrichi, Virginia Popescu, Jaques Poullaouec, Catherine Rigutto, Christophe Rou, Paula Romanescu, Dumitru Roşu, Patrik Somprou, Constantin Stroe, Maria Tirenescu, Marian Nicolae Tomi, Ştefan G. Theodoru, Ion Untaru, Ţicu Valer şi Laura Văceanu.

Un comentariu

Un gând despre „Antologie româno-franceză de haiku : Apus de soare / Coucher de soleil

Lasă un răspuns

Completează mai jos detaliile tale sau dă clic pe un icon pentru a te autentifica:

Logo WordPress.com

Comentezi folosind contul tău WordPress.com. Dezautentificare / Schimbă )

Poză Twitter

Comentezi folosind contul tău Twitter. Dezautentificare / Schimbă )

Fotografie Facebook

Comentezi folosind contul tău Facebook. Dezautentificare / Schimbă )

Fotografie Google+

Comentezi folosind contul tău Google+. Dezautentificare / Schimbă )

Conectare la %s