La Cité Alba Carolina

Après un long voyage par le train, nous voici à Alba Iulia, ville de la grande Union, centre de la Renaissance et de l’humanisme d’Ardeal. Nous arrivons tard à l’hôtel, nous montons dans la chambre que nous avons réservée, où nous attendent les lits séduisants.
Le matin, un vif soleil brille sur la voûte d’un bleu intense.
Nous allons vers la fameuse Cité Alba Carolina.

Alba Iulia 1

va-et-vient du jour –
seules les statues des allées
en contemplation

Chemin faisant, nous passons près de la Louve avec les deux enfants, Rémus et Romulus. C’est le symbole de l’origine de la Cité Alba Carolina, ancien camp fortifié romain.

Alba Iulia 02

montée sur un socle
la louve nous regarde
d’un air bienveillant

Au-delà du parc, le chemin monte vers la Cité.
Nous nous arrêtons devant la première porte en forme d’arc de triomphe monumental.
Dans la partie supérieure, sur un piédestal, se trouve l’emblème de l’Autriche, encadrée par les statues du dieu Mars et de la déesse Vénus.

Alba Iulia 03

dieux tutélaires
gardant formellement
la porte de la Cité

Sur les deux façades de la porte on voit quatre bas-reliefs avec des scènes mythologiques.  Continuarea

Le soleil

C’est un agréable après-midi du mois d’août… Je suis venue sur la plage pour profiter encore de quelques ultraviolets.

La mer se prélasse avec nonchalance, ses eaux ondoyant jusqu’à l’horizon.
Quelques mouettes s’envolent en cercles larges, attendant le départ des touristes pour nettoyer les restes de nourriture traînant sur le sable.
Debout, les mains au-dessus des yeux, la tête renversée en arrière, je me réjouis des derniers rayons de l’astre.

Soudain, une voix acariâtre de femme m’interpelle, me réveillant de ma douce rêverie.
« Fais attention, tu me caches tout le soleil ! »
Sans me tourner, j’exécute un rapide mouvement sur le côté droit .
La voix sonne à présent comme rendant un verdict : « Ca alors, tu me le caches complètement ! »
Je fais un mouvement de rotation de 180° pour constater de mes propres yeux si la plaignante a ou non raison.
En effet, mon ombre majestueuse éclipse entièrement la personne sèche qui me toise d’un regard hostile sous des sourcils froncés.

Elle ne porte pas de maillot de bain, mais une culotte d’un blanc douteux, un soutien-gorge couleur sable et un petit chapeau assorti.
Je marmonne entre les dents un « Excusez-moi », accompagné d’un sourire forcé et d’un regard criminel…

Je m’éloigne à une distance respectable du territoire litigieux, m’assurant que mon ombre ne couvre que le sable..

Le visage en plein soleil, les mains au-dessus, la tête renversée en arrière, je reçois les derniers rayons caressants de l’astre qui semble me sourire un peu ironiquement…

Derrière moi, j’entends en sourdine la même voix acariâtre :
« Dis donc, comme si je n’avais pas payé pour le soleil ! »

Versiune românească :

Soarele

PHOENIX

Brûler sur le bûcher enflammé d’amour,
en de vifs éclairs dans les ténèbres.
Brûler, faire don de sa chaleur,
de sa lumière, de son âme toute entière.
Brûler, répandre autour de soi
des rayons d’amour et de douces prières.
Luire dans l’obscurité, être arc-en-ciel brillant.
Brûler toute la nuit et de ses cendres
renaître à l’aube encore plus rayonnant.

În mine chipu-ţi drag se-apleacă

În mine chipu-ţi drag se-apleacă

Nimic din ce faci tu nu-mi scapă.
În mine chipu-ţi drag se-apleacă,
ca-ntr-o fântân-adâncă, fără fund,
şi se răsfrânge-n luciul ei profund.
În fiecare noapte, chipul tău uimit,
priveşte-n al meu suflet ca-ntr-o apă.
Apoi, din el, cu mari minuni s-adapă.

* Continuarea

Toi qui me regardes

amour et Psyché

Lagrenée : L’Amour et Psyché

*

Derniers sonnets imaginaires de Baudelaire

Toi qui me regardes ce soir d’un air vainqueur,
Ton oeil fier de vautour me perce jusqu’au coeur.
L’amour que tu me verses dans le sang m’embrase
Et tes doux baisers me font crier d’extase.

Tes caresses sur mon cou, mes épaules et mes seins
Font naître la volupté dans tes yeux hautains.
Ta passion est immense, profonde et amère.
Les vagues de plaisir me bercent telle une mer.

Tu me crées de l’extase, tu m’aimes avec fureur,
Et ta vigueur s’allume quand je crie de douleur.
Et dans la chambre tiède, toute parsemée de fleurs,

Tes baisers ardents m’enivrent de sauvages odeurs.
Inondée de délices, je pousse de longs soupirs,
Dans tes bras envoûtants, je me pâme de plaisir.

La révolte absurde

Sisif

La révolte absurde

« Je me révolte, donc nous sommes » **

Du haut de la montagne le vieux Sisyphe suit de ses yeux pensifs sa malédiction qui roule bruyamment.
„Va-t-en, maudit !” crie-t-il au rocher… Il est tant de mépris sublime dans son regard…
Combien de fois, ainsi, après l’effort, a-t-il pu respirer librement ?
Là-haut, par ses pensées, pétrifié lui-même, absurde, magnifique, il est devenu rocher.
Sur son épaule et dans ses paumes durcies son rocher aujourd’hui lui a semblé plus lourd.
À peine a-t-il pu le soulever et trois fois il a trébuché.
Par bonheur, une biche apprivoisée a léché délicatement la sueur ruisselant sur son visage…
En ce moment, il se sent libre, libre de penser à son destin.
Il a gagné la liberté de parole, il a son franc-parler, il dit aux dieux leurs quatre vérités sans les épargner et sans ménagement.

Continuarea

Revolta absurdă

Sisif

« Je me révolte, donc nous sommes. »*

Din vârful muntelui,
bătrânul Sisif îşi urmăreşte gânditor blestemul, rostogolindu-se cu zgomot.
E atâta dispreţ sublim în privirea lui…
« Ducă-se, » îşi spune el şi răsuflă uşurat.
(Oare pentru a câta oară?)
Stă acolo împietrit în gândurile lui.
A ajuns să semene el însuşi cu o stâncă.
Palmele i s-au bătătorit ca şi umărul drept.
Azi i s-a părut mai greu pietroiul,
abia l-a urnit, s-a împiedicat de nu ştiu câte ori.
Noroc de o căprioară pe care a îmblânzit-o
şi care i-a lins sudoarea de pe obraji.  Continuarea

Nicolae Grigorescu – poeme într-un vers / poèmes en un vers

Primavara

Primăvara / Printemps

Sub merii plini de floare un vis se întrupează
Sous les pommiers remplis de fleurs un rêve prend vie

*

nicolae-grigorescu-flori-de-mar

Flori de măr / Fleurs de pommier

Din pahar se revarsă parfumul primăverii
D’un verre se répand le parfum du printemps

*

nicolae-grigorescu-mar-inflorit

Măr înflorit / Pommier fleuri

În hlamida-nflorată gătit de sărbătoare
Paré pour la fête d’une chlamyde fleurie

*

nicolae-grigorescu-tarancuta

Ţărăncuţă / Jeune paysanne

Frumoasă cum e luna pe cerul primăverii
Belle telle la lune dans le ciel de printemps

Continuarea

le crocodile – crocodilul – the crocodile

canicula verii –
un crocodil se-ascunde
sub bradul umbros

fournaise d’été –
un crocodile se cache
sous le sapin ombrageux

dog-days –
a crocodile hides
under the shady fir-tree

(Photo : Virginia Popescu)

*

Cette photo est en concours sur le site
Concours photos p’Harcourt d’été:

http://www.facebook.com/photo.php?fbid=472943756058747&set=a.450087151677741.105021.441017409251382&type=1&theater

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