Arhive

Carpe diem, carpe rosam

Chaque jour qui passe, emporte notre vie,
Avenir incertain, ayant le goût du néant.
Ris et réjouis-toi, tant que tu es bien portant.
Prends au moment présent tout ce dont tu as envie.
Et tu verras demain toutes les roses fanées.
De même, le ciel sera couvert de gros nuages.
Inconstante est notre vie, sois donc bien sage.
Ecoute mon conseil, ne te laisse plus prier.
Ma leçon est simple, retiens mon avertissement!
Chaque jour est un pas vers le noir tombeau.
Alors, pourquoi ne pas jouir de ce qui est beau?
Réjouis-toi de ce que la vie t’offre à présent.
Pense à mes paroles, garde-les dans ton coeur!
EROS, AMOUR, CUPIDON ne doivent pas te faire peur.

Anunțuri

LERU-I-LER

(Ieslea, Lisieux – Franţa)

*

Lumina din cer în iesle se strecoară.
EL doarme pe paie, cu chip de înger pur,
Rugile mamei noaptea înfioară,
Uimite vitele se-adună împrejur.
Inima LUI, candelă aprinsă
Luminează staulul în somnu-i sfânt.
E noapte, stele lucesc de-o vrajă nestinsă,
Rugăciuni şi colinde sunt purtate de vânt.

 *

Versiune franceză :

L’étoile solitaire glisse dans l’étable,
Eclairant le visage de l’enfant endormi.
Ravie, sa mère murmure des prières,
Unissant sa voix aux mystères de la nuit.
Icône vivante, sa figure s’éclaire,
Luisant tel un pur diamant.
Elle émane une douce lumière,
Rayonnant dans l’ombre, divinement

STALACTITA 1

Sălaş de doruri nerostite,
Tăceri în vise împietrite.
Arzânde lacrimi din adâncuri,
Lumini cernute printre gânduri,
Adaos unei mari minuni,
Cer smălţuit  cu rugăciuni.
Trăire în adânc ascunsă,
Inimă de zbor străpunsă,
Tainic lucind în grote-adânci,
Aripi fluturând  pe stânci.

MYSTERIEUSE OMBRE (Acrostiche)

Derniers sonnets imaginaires de Baudelaire

A l’heure où le crépuscule annonce la nuit,
Une ombre passe toujours dans ma rue sans bruit.
Ne sachant jamais où ses pas la mènent,
Elle effleure mon visage d’une douce haleine.
Passante mystérieuse, tu fais trembler mon coeur!
Amoureux et soumis, il te suit avec langueur
Sur cette voie d’une beauté inconnue.
Solitaire messagère, pleine d’une tristesse éperdue,
Apparition de rêve, courant à l’aventure,
Noyée dans la brume telle une peinture.
Tissée de rayons sélénaires, vaporeuse,
Enigmatique, baignée d’une lueur voluptueuse.
Charme vibrant de mille désirs, douce sorcière,
Vacillante, tu m’entoures dans tes rets de mystère!

les belles nuits d’été (acrostiche)

Te rappelles-tu ces beaux jours ensoleillés,
Et notre amour si tendre, les merveilleuses soirées?
Rien ne nous semblait triste, tout était si beau,
Arc-en-ciel du présent vers un passé nouveau.
Pluie d’étoiles brillait dans nos yeux rêveurs.
Parfums subtils en l’air, exquises odeurs.
Elévations inouïes vers un ciel éclairé,
Larmes de bonheur, doux astres argentés.
Lyres dans le haut ciel jouaient des airs tristes et purs,
Et nos coeurs s’envolaient sur des ailes d’azur,
Soupirant d’un désir nostalgique, infini.
Toute la mer étalait à nos pieds ses vagues éblouies.
Une calme douceur envahissait de son charme,
Les belles nuits, la mer, les étoiles brillant parmi leurs larmes.