Arhivă | Iulie 2017

Yin & Yang

Stone kiss –
a loving couple
bound forever

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Haiku : Virginia Popescu


(Constantin Brâncuşi – The Kiss in Montparnasse cemetery – Paris)

Carpe Diem – Yin & Yang

Anunțuri

La lune dans les cheveux

88 textes de 88 auteurs contemporains et classiques
Couverture et illustrations de Marc Hanniet
Editions Liroli, juin 2010.

88 femmes de pays et époques différentes vous offrent leur vision du corps de la femme en haïkus. Court poème né de l’observation, le haïku intrigue et touche le lecteur, lui ouvrant un large champ d’interprétations et de réflexions.

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Dimanche 20 juin a eu lieu à Paris la rencontre des auteurs qui ont pris part à la réalisation de l’anthologie La lune dans les cheveux. J’ai eu l’honneur et le plaisir de participer avec un haïku  dans cette anthologie et de pouvoir donner cours à  l’invitation d’Isabel Asunsolo et de l’équipe des Éditions L’iroli  pour assister à l’inauguration à Paris.

Quand je suis arrivée, l’équipe était déjà sur place attendant les invités, plutôt les invitées, car les 88 textes de l’anthologie appartiennent à des femmes. J’ai immédiatement reconnu Isabel qui m’a reçue avec enthousiasme.

Peu à peu, d’autres invitées ont fait leur apparition et c’est ainsi que j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec des personnes que je ne connaissais que de nom, et avec lesquelles j’avais collaboré sur haikudevent. L’atmosphère s’est animée grâce aussi au cocktail offert pour fêter la parution officielle du livre. J’ai pris un exemplaire et je l’ai regardé.
La lune dans les cheveux est le quatrième livre collectif de haïkus des Éditions L’iroli. Cette anthologie illustrée paraît sous les auspices de la pleine lune de juin, inaugurée lors du 28ème Marché de la Poésie, très officiellement le dimanche 20 juin 2010 à midi.

Le livre est bilingue français-espagnol, tous les haïkus ont été traduits en espagnol par l’éditrice, Isabel Asúnsolo. Continuă lectura

Le soleil

C’est un agréable après-midi du mois d’août… Je suis venue sur la plage pour profiter encore de quelques ultraviolets.

La mer se prélasse avec nonchalance, ses eaux ondoyant jusqu’à l’horizon.
Quelques mouettes s’envolent en cercles larges, attendant le départ des touristes pour nettoyer les restes de nourriture traînant sur le sable.
Debout, les mains au-dessus des yeux, la tête renversée en arrière, je me réjouis des derniers rayons de l’astre.

Soudain, une voix acariâtre de femme m’interpelle, me réveillant de ma douce rêverie.
« Fais attention, tu me caches tout le soleil ! »
Sans me tourner, j’exécute un rapide mouvement sur le côté droit .
La voix sonne à présent comme rendant un verdict : « Ca alors, tu me le caches complètement ! »
Je fais un mouvement de rotation de 180° pour constater de mes propres yeux si la plaignante a ou non raison.
En effet, mon ombre majestueuse éclipse entièrement la personne sèche qui me toise d’un regard hostile sous des sourcils froncés.

Elle ne porte pas de maillot de bain, mais une culotte d’un blanc douteux, un soutien-gorge couleur sable et un petit chapeau assorti.
Je marmonne entre les dents un « Excusez-moi », accompagné d’un sourire forcé et d’un regard criminel…

Je m’éloigne à une distance respectable du territoire litigieux, m’assurant que mon ombre ne couvre que le sable..

Le visage en plein soleil, les mains au-dessus, la tête renversée en arrière, je reçois les derniers rayons caressants de l’astre qui semble me sourire un peu ironiquement…

Derrière moi, j’entends en sourdine la même voix acariâtre :
« Dis donc, comme si je n’avais pas payé pour le soleil ! »

Versiune românească :

Soarele