Curtea de Argeş

Curtea de Argeş

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C’est une agréable  journée de septembre et malgré quelques nuages qui couvrent le ciel, le temps est beau et doux. Je décide d’aller visiter le célèbre monastère d’Argeş.
La voiture roule vite le long du chemin .

champs de maïs –
les feuilles sèches
bruissent sous le vent

On approche de la petite ville de Curtea de Argeş, un endroit touristique très agréable et joli. Je descends de la voiture pour me promener un peu.

Plus loin un jardin d’été attire mes regards. Tout au fond, la rôtissoire actionnée par une chute d’eau, tourne lentement.

poulets dorés
tournant sur la broche –
odeur alléchante

Je sens l’eau venir à la bouche mais je continue ma promenade le long de la rue principale, bordée de tilleuls.

maison pittoresque –
balcons aux fleurs
vivement colorées

Je m’arrête soudain car au loin, par une ouverture de la végétation j’aperçois le monastère.

surgis brusquement
d’une mer de verdure
les murs de l’église

Avant d’arriver au pied de la forêt qui conduit vers le monastère, j’observe une haute statue couronnée. Elle représente Neagoe Basarab, prince pendant le règne duquel (1512 -1517) on a fait construire ce monastère. Negoe Basarab voulait faire bâtir un édifice d’une beauté sans pareille.

désir d’un prince –
durer éternellement
dans un édifice unique

Sans oublier la célèbre légende de Maître Manole qui donna naissance à un des grands mythes fondateurs de la Roumanie selon lequel toute œuvre d’art est basée sur un sacrifice.
Selon la légende, l’église fut construite par Maître Manole et ses douze apprentis.
Maître Manole emmura son épouse dans les parois de l’églises, pour pouvoir faire repartir l’activité de ce gigantesque chantier, qui était en souffrance…

histoire et légende –
le monastère cache
de nombreux secrets

Après avoir monté la colline boisée, j’arrive enfin près de cette merveille d’architecture, devant laquelle je m’arrête pour admirer la dentelle extérieure réalisée avec un art inégalable.

ciselé tel un bijou
le monastère se dresse
vers l’immensité du ciel

Je fais le tour de l’église,  constatant avec étonnement son ensemble unitaire, l’harmonie de ses proportions, le jeu des lignes et des ingénieuses fioritures en pierre.

Le jeu des lumières et des ombres lui donne de la souplesse et de l’élégance. C’est une symphonie architecturale qui fait l’éloge du divin.

Avec un sentiment de piété, je monte les quelques marches, pénétrant dans ce sanctuaire à odeur médiévale.

autel éclatant –
sous les accords de l’orgue
s’élève un chœur d’anges

La peinture intérieure, réalisée par le peintre Dobromir fut terminée en 1526, pendant le règne de Radu d’Afumati.
Suite à un tremblement de terre qui détruisit partiellement le monastère, Lecomte du Noüy , disciple d’Eugène Viollet-le-Duc, voulut le sauver et entreprit un vaste chantier de restauration de l’église, ainsi que des fresques de Dobromir. Les jugeant trop archaïques, il les fit détruire, sauf douze, qui restent comme des témoins historiques….
Ces „rescapées” se trouvent actuellement au Musée National d’Art de Roumanie à Bucarest.

miracle chrétien –
parmi les ruines
douze fresques sauvées

L’intérieur de l’église me permet de voir des fresques du XIXe siècle, couvertes de broderies et de dorures, qui se veulent une réinterprétation des peintures originelles.
Ces peintures à l’huile rendent des scènes de la vie du prince régnant et des scènes religieuses.

Les douze colonnes, symbolisant les douze apôtres, s’élèvent en spirales gracieuses jusqu’aux voûtes.

Grâce au noir de fumée, les peintures ont acquis l’aspect vétuste du Moyen Age.

histoire vivante –
du haut des murs
des yeux me regardent

A ma droite, exposé dans une boîte vitrée, un grand évangile large ouvert contient un magnifique dessin représentant des œillets .

Dans le pronaos, tout près de la porte, se trouvent les tombeaux de Neagoe Basarab, de sa femme Despina et de leurs descendants, ainsi que ceux du roi Charles l-er et de la reine Elisabeth, et ceux de Ferdinand et Marie.

dalles de pierre –
les têtes couronnées
reposent en paix

Je fais une dernière halte près de la célèbre fontaine de Manole.
La légende raconte qu’après la construction du monastère, Neagoe Basarab interdit aux ouvriers de descendre, et fit retirer les échaffaudages. Désespérés ceux-ci se construisirent des ailes légères à l’aide d’échandoles pour essayer de s’envoler du toit, mais tous trouvèrent la mort .
A l’endroit où est tombé Manole, une source a surgi de terre. Actuellement il y a une fontaine au milieu d’un très beau parc.

sieste de midi –
le susurrement des eaux
raconte une légende

***

Crédit Photos: Virginia Popescu.

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