Noces mystiques

Vincent Van Gogh, la nuit étoilée, 1889
*

C’est la nuit des noces mystiques pour nos amours célestes.
Les anges de flammes et de pourpre nous font signe dans la ferveur du ciel. Le vent anime le clavecin des prés azurés et les oiseaux muets étendent leurs ailes étoilées.
De divines harmonies s’élèvent de l’orgue nocturne. De blancs rayons de lune poussent notre frêle barque, pareille à un léger papillon sur les eaux parsemées d’astres.

brume légère –
langueurs virides
noyées dans la mer éblouie

Tu me serres voluptueusement dans tes bras de cristal.
L’air rose tremble sur les célestes défenses des clartés florales.
Nous avançons, les yeux émerveillés dans le royaume des rêves, chastes bleuités des cieux, déchirés par des éclairs ultramarins.

obscurité embaumée –
visions fantastiques
sur le chevalet de la nuit
.

Le ciel bleu opale vibre de mélodies nocturnes.
L’oiseau du sommeil nous frappe de son aile taciturne. Le baiser dort vif sous les rideaux illuminés qui dévorent les verts azurs où chantent des poissons volants.
Les étoiles de mer brillent parfumées d’astres et de glace, où jaillit la dernière innocence, ô douce folie et tendresse immortelle !
L’odeur sidérale défile dans la féérique douceur fleurie des étoiles, dans le palais d’émeraude et de rubis, pierreries pieuses et livresques.

pétales lactescents –
le blanc essaim de rêves
s’enivre de silences odorants

D’éternelles ondines, brillantes sirènes, riches comme la mer s’endorment du sommeil des flammes dans les incendies lunaires.
Les mystères délicats s’évanouissent en proie au vertige des hauteurs.
Nous nous abreuvons d’arcs-en-ciel et de jets-d’eau pleureurs.
L’écroulement chaotique des apothéoses éternelles crée des splendeurs invisibles et des secrets affolants.
Le frisson des délices nous enflamme d’ardeurs païennes. Les douceurs virginales insultent la beauté dans sa mesquine grandeur. Iles neigeuses, glaciers duveteux, amour idolâtre, limbes mystérieuses, lumières atroces.

clartés liturgiques –
étoiles ruisselantes
de volupté nocturne

Nous accrochons le désir aux épines d’églantier purpurin, embrassant les étoiles de mer tout contre notre cœur.
La naissance de Vénus, suave délice diaphane des eaux amoureuses, nous remplit d’un charme coupable.
Nous nageons dans les eaux émerveillées d’une harmonie divine, guidés par le candide délire de l’amour souverain.
La nuit tire ses rideaux de nuages. Nous nous serrons dans nos bras éthérés , plongeant dans les fleurs rêveuses, épanouies par l’amour astral.

baiser sidéral –
enivrée d’odeurs célestes
je m’endors dans ton regard

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